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15 anecdotes étonnantes sur les Gratte-Ciel de Villeurbanne
Les Gratte-Ciel sont le symbole de Villeurbanne. Chaque jour, des milliers de personnes passent sous leurs arcades sans forcément connaître les nombreuses histoires qui se cachent derrière ces bâtiments emblématiques.
Saviez-vous qu'ils ont failli ne jamais voir le jour ? Ou que leur architecte s'est inspiré de New York sans vouloir construire des gratte-ciel américains ? Voici quelques anecdotes qui vous feront regarder ce quartier autrement.
1. Ce ne sont pas vraiment des gratte-ciels…
Le nom peut prêter à sourire aujourd'hui.
Avec leurs 65 mètres de hauteur, les deux tours étaient impressionnantes dans les années 1930, mais elles sont loin des centaines de mètres des immeubles new-yorkais.
2. Le quartier a été construit en seulement trois ans (comme le palais des papes d'Avignon !)
Les travaux débutent en 1931 et l'ensemble est inauguré en 1934.
Pour un chantier aussi ambitieux — plus de 1 500 logements, une mairie, un palais du travail, des commerces et deux tours monumentales — cette rapidité reste remarquable.
Le béton armé, encore relativement récent, a permis d'accélérer considérablement la construction.
3. Mr Lazare Goujon était médecin avant d'être maire
Le grand artisan des Gratte-Ciel n'était pas architecte.
Mr Lazare Goujon était médecin. Cette profession influence profondément sa vision de la ville : logements lumineux, espaces aérés, équipements sportifs, dispensaire, bains-douches… Pour lui, l'urbanisme devait améliorer la santé des habitants autant que leur confort.
4. Les appartements étaient très modernes
Dans les années 1930, de nombreux logements français ne disposent ni d'eau courante ni de sanitaires.
Aux Gratte-Ciel, les appartements offrent déjà :
- une salle de bains ;
- une cuisine équipée pour l'époque ;
- le chauffage collectif ;
- de grandes fenêtres laissant entrer la lumière.
Pour beaucoup de familles ouvrières, c'était un véritable changement de vie.
5. Les deux tours ne sont pas identiques
À première vue, elles semblent jumelles.
Pourtant, plusieurs détails diffèrent : certains volumes intérieurs, les distributions et quelques éléments techniques ne sont pas strictement symétriques. L'illusion est presque parfaite.
6. Une ville dans la ville
Le projet ne consistait pas uniquement à construire des immeubles.
L'idée était de créer un véritable centre-ville avec :
- une mairie ;
- un théâtre ;
- un palais du travail ;
- des commerces ;
- un cinéma (à l'époque) ;
- des services publics ;
- des logements.
Aujourd'hui encore, on essaye de garder un centre ville vivant.
7. Le béton a été laissé apparent… puis recouvert
À l'origine, une partie des structures en béton devait rester visible.
Finalement, les architectes choisissent de recouvrir les façades d'un enduit clair afin de donner plus d'élégance à l'ensemble et de mieux capter la lumière.
Je les préfère comme ça. Et vous ?
8. Les Gratte-Ciel ont survécu à la Seconde Guerre mondiale
En 1944, plusieurs secteurs de Villeurbanne subissent des combats et des bombardements.
Les Gratte-Ciel échappent toutefois à des destructions majeures, ce qui explique que l'ensemble architectural soit resté remarquablement homogène jusqu'à aujourd'hui.
9. Ils sont protégés comme patrimoine
Depuis 1991, les façades, les toitures ainsi que plusieurs espaces intérieurs sont inscrits au titre des Monuments historiques.
Cette protection reconnaît la valeur exceptionnelle de cet ensemble Art déco, considéré comme l'un des plus importants d'Europe.
10. Les photographes adorent sa perspective
Si vous vous placez exactement au milieu de l'avenue Henri-Barbusse, vous obtenez l'une des plus belles perspectives urbaines de la métropole lyonnaise.
Les lignes parfaitement symétriques des immeubles conduisent naturellement le regard vers les deux tours. C'est l'un des lieux les plus photographiés de Villeurbanne.
11. Un quartier utilisé comme décor
Grâce à son architecture unique, les Gratte-Ciel sont apparus dans :
- des films ;
- des séries télévisées ;
- des documentaires ;
- des clips musicaux ;
- des séances photo de mode.
Leur esthétique Art déco séduit aussi bien les réalisateurs que les photographes.
12. Le projet continue près d'un siècle plus tard
Les Gratte-Ciel n'ont jamais vraiment cessé de grandir.
Depuis quelques années, le projet Gratte-Ciel Centre-Ville prolonge l'avenue Henri-Barbusse vers le nord avec de nouveaux logements, commerces, écoles, bureaux et espaces publics.
L'objectif est de poursuivre la vision de Mr Lazare Goujon tout en répondant aux besoins d'une ville du XXIᵉ siècle.
13. Un quartier pensé pour être vivant
Les Gratte-Ciel n'ont jamais été conçus comme un simple décor.
Grâce aux commerces, marché, cafés, restaurants, Théâtre National Populaire, événements culturels et animations, c'et quartier très vivant et prisé. Cette mixité fait toute la force du quartier.
14. Un des plus beaux ensembles Art déco d'Europe
Les spécialistes de l'architecture considèrent les Gratte-Ciel de Villeurbanne comme l'un des ensembles Art déco les plus cohérents d'Europe.
Contrairement à de nombreux quartiers construits par étapes, celui-ci a été pensé dans son ensemble : immeubles, voirie, espaces publics, commerces et bâtiments municipaux répondent à une même vision architecturale.
Le saviez-vous ?
Par temps clair, les deux tours servaient autrefois de véritable point de repère pour les habitants de l'est lyonnais. Avant l'apparition des nombreuses tours modernes de la métropole, elles dominaient largement le paysage et permettaient de s'orienter de loin.
Aujourd'hui encore, près d'un siècle après leur inauguration, les Gratte-Ciels restent le symbole le plus reconnaissable de Villeurbanne. Ils témoignent d'une époque où une ville industrielle a osé imaginer un centre urbain moderne, lumineux et tourné vers l'avenir.
Si tu aimes les Gratte-Ciels autant que moi,
tu peux découvrir nos affiches ici .
